Shiatsu Yoseido

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L’histoire du Shiatsu

L’histoire du Shiatsu

L’histoire du Shiatsu

Comme toute chose, la shiatsu a son histoire. Ce qui fait la particularité du shiatsu, c’est principalement son travail du ventre. C’est vers la fin du shogunat Tokugawa, aux environs de 1827, que le docteur et praticien d’Anpuku (travail du ventre), Shinsai Ota, écrit un livre appelé Anpukuzukai (explication sur le travail du ventre). Ce livre est rapidement devenu au Japon un best seller pour les thérapeutes, mais pas seulement pour eux. Shinsai Ota y expliquait qu’en travaillant sur le ventre on peut agir sur des maladies chroniques difficiles à soigner, mais aussi qu’on peut l’utiliser comme technique préventive pour empêcher que les gens ne tombent malades.

En 1964, lorsque je me suis inscrit comme élève à l’école de Nippon Shiatsu, sensei Izawa, qui y était enseignant, a publié un livre qui s’appelait : “Anpukuzukai et thérapie de shiatsu”. Il nous a montré que cette méthode de shiatsu avait beaucoup de ressemblances avec l’Anpukuzukai de Shinsai Ota. Sensei Izawa utilisait le travail du ventre mais aussi toute la partie de notre corps avec les trajets des différents méridiens, et surtout les 14 méridiens principaux. Il consacrait la moitié des pages à l’application des techniques de shiatsu sur les différentes maladies. Ses explications se rapprochent un peu de l’acupuncture traditionnelle, en travaillant les points de source, les points aigus et chroniques, ainsi que les cinq points de Seri (l’eau qui jaillit du sommet de la montagne), Ei (l’eau qui coule doucement), Yu (l’eau qui commence à former une rivière), Kei (l’eau qui devient comme un fleuve) et Go (l’eau qui rejoint la mer ou l’océan), qui se trouvent aux extrémités des ongles, orteils, coudes et genoux. L’année suivante, en 1965, un autre enseignant de l’école de Nippon Shiatsu, Masunaga sensei, qui allait fonder plus tard son école d’Iokai, publiait son propre livre : «Thérapie de shiatsu et son application sur les différentes maladies».

Dans l’introduction il parle de l’importante contribution au shiatsu de quatre personnages. Le professeur Fusajiro Kato, professeur éminent de la faculté de médecine de l’université Chiba, qui était devenu un grand soutien moral et médical de Nippon Shiatsu; le docteur et avocat Hisakichi Yamaguchi, également un grand soutien de l’école de shiatsu; Sensei Izawa, qui avait une grande connaissance de la médecine orientale traditionnelle, et aussi bien sûr, le principal fondateur de l’école de Nippon Shiatsu, Tokujiro Namikoshi, qui avec son énorme charisme et énergie avait pu rassembler tous ces gens extrêmement importants comme soutiens médicaux et philosophiques de la pensée orientale. Avec l’aide rédactionnelle et la pensée orientale concernant l’application du shiatsu sur le monde de la médecine orientale traditionnelle de Shizuto Masunaga sensei, ces cinq personnages réellement contribué à faire passer le shiatsu de la simple relaxation, à une véritable thérapie à l’égal de l’acupuncture.

Le ministre de la Santé du Japon, a d’ailleurs reconnu le shiatsu comme une véritable thérapie. Dans son livre, Masunaga sensei parle de toutes les applications du shiatsu sur les différentes maladies et quelle est l’approche des gens à avoir avec la technique du shiatsu. Il parle également du trajet des différents méridiens liés aux traitements des différentes maladies. Ce livre est comme le prototype d’un livre sur les méridiens de shiatsu qui sera publié plus tard. Masunaga sensei a mis beaucoup d’importance sur le travail du ventre en utilisant sa découverte des 12 méridiens sur les bras et sur les jambes. Dans le travail classique de la médecine orientale venant de Chine, il n’y avait que 6 méridiens sur les bras, et 6 autres sur les jambes.

Dans le monde classique de la médecine orientale la théorie de Masunaga sensei n’a pas été immédiatement reconnue, il est mort à l’âge de 57 ans, sans avoir pu prouver suffisamment l’efficacité de sa théorie et de sa pratique. Mais il a laissé un impact sur tous ceux qui croient en l’existence des méridiens, ainsi qu’un impact certain sur l’interprétation énergétique et médicale des praticiens de shiatsu ou autres thérapies. J’ai eu la chance de rencontrer ces deux personnages à l’époque où ils enseignaient à l’école de Nippon Shiatsu. Izawa sensei devait décéder d’un ulcère chronique, et Masunaga sensei décéda aussi à l’été 1981. Ces deux personnages croyaient à l’existence de l’esprit qui influence notre corps. Pour eux le shiatsu n’était pas qu’un simple appui sur le corps, mais qu’il y avait un esprit qui nous observe et nous guide sur notre destin pour remplir sa mission.

Je pense qu’il est très important de bien écouter notre subconscient qui possède la clé de la compréhension de cet esprit invisible, il peut nous guider et nous ramener vers l’endroit juste.Quand je les ai rencontrés j’étais trop jeune pour bien comprendre leur message, mais aujourd’hui, avec mon âge, je peux me rendre compte de l’importance de ce qu’ils ont dit. Le monde d’Onkotchin est vraiment la continuité de ce message.